Les enduits exclusivement à la chaux aérienne

Les enduits à la chaux aérienne ont principalement pour fonction la décoration du support. Ces enduits sont exécutés soit en deux couches, c’est à dire gobés puis le crépi, soit en trois couches incluants en plus une couche de finition.
Le gobais sera appliqué avec une épaisseur maximale de 10 mm. Les irrégularités importantes du support seront rattrapées par l’application en deux passes. Suivant les conditions climatiques le délai de durcissement du gobetis à respecter est de 2 à plusieurs semaines.

Le corps d’enduit sera appliqué avec une épaisseur maximale de 10 mm

La finition, d’une épaisseur de 5 mm environ couvrira le corps d’enduit sans surcharge.

Attention!

Ces enduits de doivent pas être exécutés en soubassement enterres ou sur une auteur inférieurs à 50 cm à partir du niveau du sol en zone de rejaillissement des eaux de pluie.

Ils ne peuvent être entrepris que dans des conditions climatiques favorables, c’est à dire en période ni trop sèche ni trop humide et en dehors des périodes hivernales.

Lors de la mise en oeuvre et après coup, l’enduit devra être protégé de la pluie, du soleil et il faudra bâcher l’ouvrage afin de le protéger au maximum du vent. Le risque de gel doit être exclu pendant une période d’au moins un à deux mois après l’exécution de l’enduit.

Pourquoi les enduits à la chaux sont-ils plus mieux adaptés que ceux au ciment

L’usage du béton et du ciment se répand dès le début du 20ème siècle. L’usage du ciment se généralise et on applique son usage à la réfection de constructions anciennes, convaincu de sa supériorité en termes de solidité et de fiabilité, son application est plus simple aussi du fait de sa prise plus rapide. J’entends souvent des maçons dire: « c’est meilleur car c’est plus dur ». Il s’avère en fait que si l’une des qualité du ciment est en effet sa dureté, il n’est pas adapté aux constructions anciennes. Les pierres et la terre sont des matériaux souples qui nécessitent une respiration constante pour éliminer l’eau dont ils se chargent. Mécaniquement, le ciment crée un matériau rigide incompatible avec la plasticité des constructions anciennes. Il se produit alors des fissurations et décollements qui altèrent la tenue de la maçonnerie. De plus, le ciment est un rétenteur d’eau et empêche donc l’indispensable respiration des matériaux en présence. L’humidité est alors constante, détériorant la maçonnerie, provoquant des moisissures et du salpêtre et mettant en péril la tenue du bâtiment.

De nos jours, constatant la pérennité des édifices d’antan et l’inadaptation du ciment à leur réfection, la plupart des entreprises de maçonnerie entament un retour à la chaux. On peut remercier au passage le service des monuments et des sites du canton de Genève pour leur travail d’éducation à ce propos.